lundi, 26 février 2007
la presse britannique croit en bayrou
ÉLYSÉE 2007 -La presse britannique mise sur Bayrou
"Courrez chez votre bookmaker le plus proche, conseille The Guardian, et pariez immédiatement tout votre argent sur le candidat de l'UDF, car il sera le prochain président de la République française."
Mais le plus intéressant est l'éditorial de O Estado de São Paulo totalement décomplexé sur la campagne présidentielle française qui accompagne cette page. Nicolas Sarkozy, par exemple, y est qualifié de "Formule 1 qui, lorsqu'il accélère, distance immédiatement ses concurrents. Un professionnel de la politique cruel, éloquent, démagogue et ironique."
Quant à Ségolène Royal, "Jeanne d'Arc de la politique", elle serait entourée de "dirigeants socialistes généralement obèses, avec des têtes de notaires du XIXe siècle", ou encore "de chevaux de course fatigués qui savent tout et ne comprennent rien". L'auteur cite même des noms : Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius. Un bon point pour Mme Royal donc, mais qu'elle a gâché "en voulant être originale", et du coup, "en désorientant les Français".
Une erreur dont a su profiter Nicolas Sarkozy. Pour se rattraper, "il reste tout de même à la candidate socialiste deux mois de campagne, et, surtout, elle peut compter sur les défauts du candidat de droite : sa vanité, son caractère intempestif, prompt à l'insulte".
Enfin, François Bayrou fait une entrée remarquée dans la presse internationale. Après le Financial Times qui, la semaine dernière, appelait quasiment à voter pour lui – après avoir lu attentivement les programmes des deux principaux candidats et constaté que l'on y trouvait que "du vieux et du très vieux" –, The Guardian trouve aussi du charme à ce "monsieur Tout-le-Monde qui a encore moins de charisme que le prochain Premier ministre britannique, Gordon Brown".
"Courrez chez votre bookmaker le plus proche", conseille le quotidien de centre gauche, "et pariez immédiatement tout votre argent sur le candidat de l'UDF, car il sera le prochain président de la République française".
Pourquoi tant d'assurance ? "Parce que la moitié du pays déteste Sarkozy et que l'autre moitié doute des capacités présidentielles de Ségolène Royal." Les chances de François Bayrou "sur qui personne n'aurait parié il y a encore quelques semaines" se sont sérieusement améliorées grâce à "la campagne d'autodestruction lancée par les socialistes et leur candidate". The Guardian cite ce drôle de sondage qui, éliminant M. Bayrou du premier tour, lui fait battre tout de même au second à la fois Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal.
Même la fameuse émission de TF1 du 19 février, où Ségolène Royal semble s'être illustrée, ne convainc pas le journal londonien. "Certes, elle était sûre d'elle et n'a pas fait d'erreur, mais elle était loin d'être enthousiasmante et manquait des qualités qui font un leader charismatique."
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